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Présidence de la BAD : Sidi Ould Tah, favori

  • mai 23, 2025
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(Economia24)-La campagne à la présidence de la Banque africaine de développement bat son plein. Le 29 mai prochain, à Abidjan, les 81 actionnaires de l’institution panafricaine se réuniront

Présidence de la BAD : Sidi Ould Tah, favori

(Economia24)-La campagne à la présidence de la Banque africaine de développement bat son plein. Le 29 mai prochain, à Abidjan, les 81 actionnaires de l’institution panafricaine se réuniront pour élire le nouveau président de la BAD pour les  cinq prochaines années. L’analyse des compétences des expériences et relations de chacun des candidats   place  le Mauritanien  Sidi Ould Tah en tête de peloton devant ses concurrents que sont : HOTT Amadou du Sénégal ; Dr MAIMBO Samuel Munzele de la Zambie ;  TOLLI Abbas Mahamat du Tchad et Mme TSHABALALA Bajabulile Swazi de l’Afrique du Sud. Le technocrate mauritanien a glané de gros soutien de certains pays comme la Cote d’ivoire,  le Bénin, le Mali et bien d’autres actionnaires de la BAD.

Qui est vraiment Sidi Ould Tah ?

Dans un entretien, le technocrate des finances et développement comme le surnomme certains acteurs a levé un coin de voile sur ses projets dès qu’il sera aux commandes de la BAD. « L’Afrique a les moyens de devenir l’usine du monde » a fait savoir l’ancien président de la BADEA qui a fait ses preuves à la tête de cette institution. Homme d’action au verbe mesuré, comme le décrit Frannie Leauter, membre de son équipe de campagne aux côtés de Thierry Hott, Ould Tah vise un véritable changement d’échelle. Objectif : multiplier par dix les approbations et les décaissements annuels de la BAD, aujourd’hui plafonnés à respectivement 10 et 5 milliards de dollars.

Noter qu’aux commandes de la BADEA, il a réussi à multiplier par 12 les approbations et par 8 les décaissements. « L’enjeu n’est pas seulement d’augmenter le capital, mais de mieux mobiliser notre bilan. Il faut un effet de levier massif. » Et ce levier passe, selon lui, par des alliances stratégiques avec d’autres institutions africaines telles que Afreximbank, Africa Ré, AFC et aujourd’hui trop dispersées. Il plaide pour une réforme de l’architecture financière du continent, articulée autour d’une BAD fédératrice. Mobiliser les financements innovants

Ould Tah veut ouvrir les vannes des financements privés. Fonds de pension (2 000 milliards de dollars sous gestion), fonds souverains notamment du Golfe, assurances, diaspora : tous sont appelés à contribuer à la transformation du continent. « À nous de créer les conditions et les outils pour canaliser ces ressources », insiste-t-il, soulignant le rôle-clé de l’ingénierie financière.

Pour fluidifier l’écosystème, il propose aussi une meilleure coordination entre les institutions de garantie comme ATIDI, FSA, AFG ou FAGACE. Et pourquoi pas, à terme, une grande agence panafricaine de garantie ? « Mais cela ne peut se faire sans une synergie efficace entre les acteurs existants », indique l’ancien ministre mauritanien des finances.

Un programme alléchant

Dans son programme il a mis un accent particulier sur la jeunesse, l’emploi et le secteur privé. Ould Tah promet la création d’une structure dédiée au financement du privé, ainsi qu’un soutien massif aux PME. Il entend aussi s’attaquer au déficit d’infrastructures et à la faible productivité, notamment dans l’agriculture, où les rendements à l’hectare ne représentent qu’un tiers de la moyenne mondiale. « L’Afrique a les moyens de devenir l’usine du monde. Mais il faut augmenter la productivité. »

Son programme prend en compte trois axes transversaux : la lutte contre le changement climatique, l’adoption des technologies de pointe, intelligence artificielle en tête et les énergies renouvelables. Il évoque même un potentiel de plus de deux millions d’emplois en télétravail pour les jeunes Africains. Dans son programme, il mise sur la réduction des délais d’exécution des projets, la professionnalisation des unités de gestion, comment attirer les meilleurs talents. L’implication des médias pour assurer un retour de terrain sur les projets et contribuer à « changer le narratif » africain est une priorité.. Lire le parcours élogieux de Ould Tah.

 

 

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