Agro-Industrie

Bénin : 147,5 milliards FCFA en 2026 pour l’agriculture, l’élevage et la pêche 

  • novembre 28, 2025
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Par O.B.

Bénin : 147,5 milliards FCFA en 2026 pour l’agriculture, l’élevage et la pêche 

(Economia24)-Le budget global du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP)  au titre de l’exercice 2026 est de 147 457 726 457 FCFA contre 147 596 010 816 F CFA en 2025. Le budget est pratiquement le même que celui de l’année 2025.

Les dépenses d’investissement représentent 60% du budget et s’établissent à 88 200 572 103 F CFA. Ce budget sera financé à hauteur de 65% par les ressources internes, 35% par les ressources externes.

Le budget 2026 du MAEP est élaboré dans un contexte où l’agriculture béninoise s’est révélée comme l’une des plus performantes sur le continent africain sur la période 2016-2024 sous le leadership éclairé du Président Patrice TALON.

En effet, la 5ème revue biennale des engagements pris par les Chefs d’Etats à Malabo pour la transformation accélérée de l’agriculture en Afrique, a révélé que sur la décennie, l’agriculture béninoise est la première performance de l’Afrique de l’ouest et la cinquième performance de toute l’Afrique.

Cette performance a été obtenue en dépit des chocs externes auxquels notre pays a été confronté, notamment : (i) la crise russo-ukrainienne, la crise sécuritaire au sahel, la fermeture des frontières avec le Niger, la dépréciation du cours du Naïra et les effets des changements climatiques.

                La priorité de ce budget exercice 2026 est de poursuivre et consolider les acquis pour rendre notre agriculture encore plus dynamique et plus performante.

Ces ressources permettront de mener par programme, des activités à fort impacts sur le secteur agricole.

Pour le Programme agriculture, les ressources sont orientées vers quatre  actions majeures. Il s’agit de l’appui à la production et au renforcement de la résilience des exploitations agricoles avec un accent sur la production.

Il y a également l’importation et la mise en place des subventions des semences à haute productivité, la mise en place de fertilisants conventionnels et biologiques, le déploiement du conseil agricole dédié, le renforcement de l’accès subventionné aux kits et services de mécanisation agricole, etc.

En 2026, il est prévu la réalisation des aménagements hydro-agricoles de périmètres rizicoles et maraîchers et des infrastructures de désenclavements, la réalisation des infrastructures marchandes, le développement de services et l’appui aux unités de transformation agroalimentaire, la facilitation du financement agricole avec le Fonds national de Développement agricole (FNDA).

Ces actions impacteront les niveaux de production et de transformation des principales filières à savoir : le riz, le maïs, l’anacarde, le maraîchage, l’ananas, le soja, le coton, le palmier à huile, l’arboriculture fruitière.

 Elles permettront de garantir la souveraineté alimentaire, la création de la richesse et de l’emploi notamment au profit des jeunes et des femmes. Par rapport au Programme Elevage, le budget traduit la volonté de l’Etat de relever le niveau des investissements dans ce sous-secteur.

Ceci permettra de renforcer la capacité de production nationale de viandes et de réduire la dépendance aux importations.

Les principales actions à mettre en œuvre sont relatives à la promotion d’un nouveau type d’élevage garantissant plus de rentabilité aux éleveurs avec la production fourragère, la mise en place de compléments alimentaires, la mise en place de semence animale fraîche et des géniteurs à performance en viande.

Cette action renforce la politique de sédentarisation des troupeaux de ruminants, le développement des infrastructures pour la valorisation des produits d’élevage et l’accès aux marchés, la santé animale.

En ce concerne le Programme pêche et aquaculture, les principales actions prévues sont relatives à l’appui à la production de poisson avec la mise en place de villages aquacoles, la mise en place d’alevin et d’aliments pour poisson.

Il est envisagé en 2026, la gestion des écosystèmes aquatiques avec le développement de réserves biologiques et le respect de repos biologiques, le développement des infrastructures pour la valorisation des produits de pêche et d’aquaculture.

La construction du port de pêche de haut standing, de marchés à poisson, d’embarcadères et de débarcadères est dans les prévisions de 2026.

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