Guerre au moyen Orient : Hausse galopante de l’essence Kpayo au Bénin
- mars 9, 2026
- 0
Par Rayane Moussa
Les conséquences de la guerre en Iran impactent économiquement déjà le Bénin et d’autres pays africains. En cause, c’est la hausse galopante du prix de l’essence de la contrebande communément appelé Kpayo. Sur les étalages de carburant de contrebande, véritable soupape énergétique pour de nombreux ménages, les prix ont rapidement grimpé.
En l’espace d’une semaine, le litre est passé de 550 FCFA le litre à 650 francs CFA voire 700 francs CFA. Dans le même temps, le nombre de points de vente s’est réduit, signe d’une tension accrue sur l’approvisionnement. Selon les dires des gros fournisseurs du Bénin, la hausse du prix du carburant est située au niveau du marché international.
Noter que le détroit d’Ormuz est bloqué depuis quelques jours. La hausse du cout du pétrole serait liée à l’interruption du trafic dans le détroit d’Oormuz, l’un des points de passage énergétiques les plus stratégiques au monde, le Brent a clôturé la semaine débutant le 2 mars à son plus haut niveau depuis octobre 2023.
Avec l’escalade des tensions géopolitiques, les prix du pétrole ont rapidement grimpé. Le 27 février, le Brent a clôturé sur le marché spot à 73 dollars, en hausse de 2,8 %, tandis que le brut WTI a progressé de 2,6 % pour atteindre 67,18 dollars.
Après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran le 28 février, la prime de risque accumulée au début de la semaine s’est fortement répercutée sur les prix.
Noter que le détroit d’Ormuz est une route maritime clé du commerce pétrolier, où transitent 20 % de la production mondiale.
Selon les experts, les perturbations dans le détroit d’Ormuz ont entraîné l’arrêt effectif du flux quotidien d’environ 15 millions de barils de pétrole brut et de 4,5 millions de barils de carburants raffinés en provenance du Golfe.
Une telle perte d’approvisionnement, équivalente à près d’un cinquième de la consommation mondiale quotidienne, a provoqué un choc majeur sur les marchés pétroliers.
Avec l’interruption des exportations, le pétrole brut a commencé à être stocké dans des réservoirs terrestres ainsi que dans des pétroliers immobilisés en mer.