UMOA : Les recettes budgétaires franchissent la barre de 25 000 milliards FCFA en 2025
- mars 17, 2026
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Par Rayane Moussa
Les finances publiques des États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) affichent une dynamique globalement positive en 2025, portée par une progression notable des recettes budgétaires. C’est ce que révèle le dernier rapport sur la politique monétaire publié en mars 2026 par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Selon ce document de référence, les recettes budgétaires se sont établies à 25 396,5 milliards de FCFA en 2025, enregistrant une hausse de 2,3 % par rapport à l’année précédente. Cette évolution traduit les efforts continus des États en matière de mobilisation des ressources internes, dans un environnement économique pourtant marqué par des contraintes multiples.
Cette progression, bien que modérée, témoigne d’une certaine résilience des économies de l’Union. Elle s’explique notamment par l’amélioration des performances des administrations fiscales et douanières, ainsi que par les réformes engagées dans plusieurs pays pour élargir l’assiette fiscale et renforcer la transparence.
Toutefois, cette embellie des recettes ne doit pas occulter les défis persistants. Les besoins de financement restent élevés, en lien avec les impératifs de développement, les investissements publics structurants et les pressions sociales accrues. Dans ce contexte, la maîtrise des dépenses publiques et l’optimisation de leur efficacité demeurent des enjeux centraux pour les gouvernements.
Par ailleurs, la BCEAO souligne l’importance de poursuivre les réformes structurelles afin de consolider durablement les finances publiques. Cela passe notamment par la digitalisation des régies financières, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, ainsi que le renforcement de la gouvernance budgétaire.
En définitive, l’évolution des recettes budgétaires en 2025 constitue un signal encourageant pour l’UMOA. Elle confirme la capacité des États à améliorer leur mobilisation des ressources internes, tout en rappelant la nécessité de maintenir le cap des réformes pour faire face aux défis économiques à moyen et long terme.
Par Rayane Moussa