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Marchés sous tension : L’appel urgent de la Banque de France

  • mars 30, 2026
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Par S.A.

Marchés sous tension : L’appel urgent de la Banque de France

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, met en garde contre les risques financiers mondiaux, tout en soulignant la solidité relative de l’Europe.

Alors que les tensions au Moyen-Orient s’intensifient, le gouverneur a lancé lundi un avertissement clair : il faut rester très vigilant sur les marchés financiers. Mais il a également voulu rassurer. Selon lui, la situation actuelle n’est pas comparable à celle de 2007, juste avant la crise des subprimes. « Nous sommes mieux préparés », a-t-il affirmé, mettant en avant la résilience de la finance européenne.

Dans une interview au journal italien La Stampa, il a expliqué que cette stabilité repose sur un cadre réglementaire strict. Les accords de Bâle III et la mise en place d’un système de supervision bancaire unifié ont renforcé la résistance des banques européennes, évitant le scénario catastrophe qui avait failli plonger le monde dans le chaos il y a quinze ans.

Suivre de près les indices boursiers américains

Pour se souvenir de l’importance de ces mesures, il suffit de rappeler que la crise de 2007-2008 avait fragilisé le secteur bancaire mondial : faillites, panique financière et révision complète des règles du jeu bancaire. Les accords de Bâle III, finalisés en 2017, obligent désormais les banques à renforcer leurs fonds propres pour mieux absorber les chocs économiques.

Malgré cette solidité, le gouverneur appelle à la prudence. Il insiste sur l’importance de suivre de près les indices boursiers américains, le crédit privé et les crypto-monnaies, des secteurs qui peuvent rapidement devenir volatils. Selon lui, l’Europe apparaît moins exposée que les États-Unis, où la déréglementation croissante pourrait accentuer les risques systémiques. Luis de Guindos, vice-président de la BCE, avait lui-même alerté récemment sur le potentiel « stress systémique » provoqué par la guerre au Moyen-Orient.

Pas de décisions hâtives

Quant aux taux d’intérêt, pas de décisions hâtives. François Villeroy de Galhau estime qu’il est trop tôt pour parler d’intervention dès avril. La BCE reste guidée par l’évolution des données macroéconomiques, sans trajectoire préétablie. Lors de sa réunion du 19 mars, elle a maintenu son principal taux directeur à 2 %, malgré l’inflation exacerbée par le conflit. Par S.A.

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