Crise au Moyen-Orient : L’Afrique ressent la hausse du prix du pétrole
- mars 31, 2026
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Par S.A.
Par S.A.
Le conflit au Moyen-Orient perturbe gravement le transit via le détroit d’Ormuz, passage stratégique entre le Golfe Persique et l’océan Indien. Une part importante du pétrole et du gaz mondial y circule et l’Afrique commence à ressentir les effets.
Chaque jour, plus de 20 millions de barils de pétrole et 110 milliards de m³ de gaz naturel liquéfié passent par Ormuz. La guerre déclenchée le 28 février 2026 a réduit ces flux, faisant grimper les prix rapidement. Les alternatives sont limitées, seuls l’Arabie saoudite et les Émirats disposent de pipelines partiels capables de transporter 3,5 à 5,5 millions de barils par jour.
Pour tenter de stabiliser le marché, les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont libéré 400 millions de barils de réserves stratégiques. Une opération historique mais qui couvre à peine quelques jours de consommation mondiale.
L’impact sur l’Afrique
Même si les flux directs vers le continent restent modestes, 0,2 million de barils de pétrole brut et 0,6 million de produits raffinés par jour, la hausse des prix se fait sentir rapidement. En Somalie, le prix du carburant a plus que doublé. En Afrique du Sud, la hausse du diesel est prévue de 50 %. Au Kenya, certaines stations connaissent des ruptures d’approvisionnement. Le Nigeria résiste mieux grâce à sa raffinerie Dangote, mais même là, les prix à la pompe continuent de monter.
Cette crise montre la dépendance de l’Afrique aux importations de carburants raffinés. Les solutions sont claires. Il faut développer les capacités locales de raffinage, électrifier les transports et investir dans les énergies renouvelables. Ces mesures permettent de limiter l’impact des chocs internationaux et de renforcer la stabilité économique du continent face aux crises géopolitiques. Par S.A.