Le conflit au Moyen-Orient pèse sur les économies africaines
- avril 7, 2026
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Par Julien Agbezounhlon
Par Julien Agbezounhlon
Lors de la 58ᵉ session de la Commission économique pour l’Afrique à Tanger, la Banque africaine de développement, la Commission de l’Union africaine, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Commission économique pour l’Afrique ont présenté des recommandations pour renforcer la résilience économique du continent.
Dans un contexte mondial instable, marqué par des chocs externes successifs, le conflit au Moyen-Orient pèse fortement sur les économies africaines. La flambée des prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des engrais fragilise des systèmes déjà vulnérables. Les experts soulignent que ces chocs se propagent rapidement, réduisant la marge de manœuvre des pays africains. La hausse de plus de 50 % du prix du pétrole, combinée à la dépréciation de nombreuses monnaies locales, renchérit le coût des importations et alourdit le service de la dette.
Les perturbations dans l’approvisionnement énergétique du Golfe impactent également l’accès aux intrants agricoles, notamment les engrais, compromettant la production et accentuant les risques d’insécurité alimentaire.
Construire une Afrique plus résiliente
Face à ces défis, les institutions recommandent une action coordonnée : mettre en place des mesures immédiates pour protéger les ménages et stabiliser les marchés, conduire des réformes à moyen terme pour renforcer la sécurité énergétique et stimuler le commerce intra-africain, et engager des transformations structurelles visant à accroître l’autonomie financière du continent. Au-delà de la gestion de crise, elles insistent sur l’importance pour l’Afrique d’accélérer sa transition vers des modèles économiques plus solides, fondés sur l’intégration régionale, la souveraineté alimentaire et une mobilisation accrue des ressources internes.