Sécurisation des minerais en RDC : Washington clarifie sa position
- mai 4, 2026
- 0
Par S.A.
Les États-Unis ont démenti tout financement d’une unité paramilitaire destinée à sécuriser les sites miniers en République démocratique du Congo (RDC), mettant fin aux spéculations autour d’un projet estimé à 100 millions de dollars et destiné à protéger des minerais stratégiques essentiels aux chaînes d’approvisionnement mondiales.
« Le gouvernement des États-Unis ne finance actuellement aucune unité chargée de patrouiller ou de garder les mines en RDC », a précisé l’ambassade américaine à Kinshasa dans un communiqué. Washington affirme toutefois continuer à soutenir les réformes économiques et les investissements visant à renforcer la stabilité du secteur minier congolais.
Cette clarification intervient après des déclarations de l’Inspection générale des mines (IGM), qui avait évoqué des discussions avec plusieurs partenaires, dont les États-Unis et les Émirats arabes unis, autour d’un dispositif de sécurisation des sites miniers stratégiques.
Face à ces précisions, l’IGM a réajusté sa communication, indiquant que le financement envisagé serait « pluriel et en cours de structuration », impliquant plusieurs partenaires internationaux, ainsi que des acteurs privés et des institutions multilatérales.
Le projet prévoit la création de plusieurs milliers d’agents chargés de sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, notamment le cobalt, le cuivre et le lithium, indispensables aux industries mondiales de l’énergie et des technologies. Le déploiement est envisagé à partir de fin 2026, avec une montée en puissance progressive jusqu’en 2028. Par S.A.