Le Niger et l’Algérie renforcent leur partenariat énergétique à travers la révision de l’étude de faisabilité du bloc pétrolier de Bilma et l’accélération des travaux d’exploration à Kafra.
Le secteur pétrolier nigérien franchit une nouvelle étape avec l’implication renforcée de l’Algérie. Réunis le 29 août à Alger, le ministre algérien de l’Énergie et le directeur général de la Société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep) ont officialisé la révision de l’étude de faisabilité du bloc de Bilma.
Cette étape doit ouvrir la voie à l’élaboration du plan de développement du bloc ainsi qu’à la définition d’un calendrier de production. Selon les estimations disponibles, le gisement pourrait atteindre une production de plus de 20 000 barils de pétrole par jour pendant une période de 20 ans.
Un levier essentiel pour l’économie nigérienne
L’accord prévoit également l’accélération des travaux d’exploration sur le bloc de Kafra, dans le nord-est du Niger. À travers sa compagnie nationale Sonatrach, l’Algérie entend ainsi mettre davantage à contribution son expertise dans le développement des ressources énergétiques nigériennes.
La coopération porte aussi sur le renforcement des capacités de raffinage à Zinder, où les infrastructures jouent un rôle central dans l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers. L’objectif est de consolider la disponibilité et la sécurité de l’approvisionnement énergétique du pays.
Ce partenariat traduit la volonté d’Alger et de Niamey d’approfondir leur coopération dans un secteur stratégique pour l’économie nigérienne. Pour le Niger, la valorisation de ses ressources pétrolières et le renforcement de ses capacités de raffinage constituent des leviers importants pour améliorer son autonomie énergétique et soutenir son développement économique. Par J.A.