Port de Cotonou : Le trafic se diversifie sur les marchés régionaux
- octobre 4, 2026
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Le Port autonome de Cotonou (PAC) doit composer avec une nouvelle donne régionale
Le Port autonome de Cotonou (PAC) doit composer avec une nouvelle donne régionale
Le Port autonome de Cotonou élargit ses débouchés vers le Burkina Faso, le Nigeria et le Tchad, avec un trafic passé de 9,6 à 14,7 millions de tonnes entre 2024 et 2025.
Le Port autonome de Cotonou (PAC) doit composer avec une nouvelle donne régionale. La crise entre le Bénin et le Niger a réduit certains flux de transit, mais le port a renforcé ses activités avec d’autres marchés. Le Burkina Faso a notamment pris une place importante. En 2025, il représentait 16% du trafic de transit (39,2%), soit près d’un million de tonnes de marchandises, essentiellement des hydrocarbures, rapporte l’agence Ecofin, citant Kévin Potier, directeur commercial du PAC.
Burkina Faso, Nigeria, Tchad : Les nouveaux débouchés
Le Nigeria est devenu le deuxième marché desservi par Cotonou. La congestion de plusieurs ports nigérians, combinée à la proximité du Bénin, favorise le passage de marchandises par la plateforme béninoise. Dans le golfe de Guinée, cette évolution intervient alors que les ports cherchent à attirer davantage de trafics vers les pays enclavés.
Le Tchad intéresse également le PAC. Les volumes restent encore faibles, mais Cotonou cherche à accroître les acheminements vers N’Djamena, notamment en raison des difficultés rencontrées sur le corridor reliant le Tchad au port de Douala.
Le Niger conserve toutefois une place dans l’activité. Les échanges ont changé de sens : Niamey utilise désormais Sèmè-Podji pour exporter son pétrole. Près de 4,3 millions de tonnes y ont été traitées en 2025, principalement en provenance du Niger.
Plus de 10 millions de tonnes en huit mois
Le trafic du PAC est passé de 9,6 millions de tonnes en 2024 à 14,7 millions en 2025. Sur les huit premiers mois de 2026, il dépassait déjà 10 millions de tonnes. Le port prévoit entre 16 et 16,5 millions de tonnes sur l’ensemble de l’année.
Le programme d’investissement engagé depuis 2021 porte sur 12 projets pour près de 500 milliards FCFA. Il doit permettre au PAC de porter, à terme, son trafic à 25 millions de tonnes et sa capacité conteneurisée à plus d’un million d’EVP. La compétitivité des corridors et les coûts logistiques seront déterminants pour maintenir ces nouveaux flux.
Par Sylvanus AYIMAVO.