RDC : Ebola menace jusqu’à 2 % du PIB
- octobre 15, 2026
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Une épidémie d’Ebola qui durerait plus d’un an pourrait coûter jusqu’à 2 % du PIB de la République démocratique du Congo (RDC)
Une épidémie d’Ebola qui durerait plus d’un an pourrait coûter jusqu’à 2 % du PIB de la République démocratique du Congo (RDC)
Une épidémie d’Ebola qui durerait plus d’un an pourrait coûter jusqu’à 2 % du PIB de la République démocratique du Congo (RDC), estime la Banque mondiale.
Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les restrictions de déplacement et la fermeture de la frontière avec l’Ouganda perturbent les échanges commerciaux. Selon le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, les transactions entre les deux pays atteignent près de 800 millions de dollars par an.
Les données satellitaires analysées par la Banque mondiale montrent une baisse de l’intensité lumineuse nocturne dans les provinces touchées par Ebola. Cet indicateur traduit notamment le recul de la mobilité et des activités économiques.
La contraction des échanges menace la production et les recettes fiscales. Les perturbations des transports et des chaînes d’approvisionnement pèsent sur les entreprises, tandis que l’incertitude sanitaire pousse certains investisseurs à reporter leurs projets. Les conséquences pourraient également se répercuter sur l’emploi.
Le transport des marchandises entre la RDC et l’Ouganda reste toutefois autorisé en partie. Pour compenser le ralentissement des échanges transfrontaliers, des opérateurs se tournent vers le commerce intérieur, notamment entre le Nord-Kivu, l’Ituri et la Tshopo, fait savoir Julien Paluku.
430 millions de dollars engagés
Depuis mai, la Banque mondiale a engagé près de 430 millions de dollars dans la réponse à l’épidémie. De son côté, le gouvernement congolais envisage des allégements fiscaux pour les entreprises les plus durement touchées.
La Banque mondiale n’a pas encore chiffré les pertes de production et de recettes fiscales. Leur ampleur dépendra notamment de l’évolution de l’épidémie et de ses répercussions sur les échanges commerciaux.
Par S.A.