Le Liban souhaite renforcer ses relations avec les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Reçu le 20 octobre 2026 à Abuja par le président de la Commission de l’organisation régionale, le diplomate libanais Wissam Kalakeche a exploré de nouvelles pistes de collaboration, notamment dans les domaines culturel et touristique. Un protocole d’accord est envisagé pour encadrer de futures initiatives conjointes.
Le Liban entend approfondir ses relations avec l’Afrique de l’Ouest. Cette volonté s’est traduite par une rencontre entre son ambassadeur, le Dr Wissam Kalakeche, et le président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame Diop, le 20 octobre 2026 à Abuja, au Nigeria.
Selon les informations publiées par la CEDEAO, les échanges ont porté sur les possibilités de renforcer la coopération bilatérale entre le Liban et les États membres de l’organisation régionale. Les discussions ont notamment mis l’accent sur le développement de la présence libanaise dans l’espace communautaire et le rapprochement entre les populations.
Au-delà des relations diplomatiques, cette démarche ouvre des perspectives de coopération dans des domaines susceptibles de favoriser les échanges humains, la valorisation des patrimoines et la découverte mutuelle des cultures.
La culture et le tourisme au cœur des pistes de coopération
Parmi les axes évoqués figure la mise en place d’une collaboration entre les associations de femmes libanaises et les « Amazones » des institutions de la CEDEAO.
Cette initiative envisagée vise à promouvoir les cultures, les patrimoines, la gastronomie et les atouts touristiques respectifs des deux parties. Elle pourrait ainsi contribuer à multiplier les occasions de rencontres et à renforcer les liens entre les communautés.
La valorisation des patrimoines culturels et gastronomiques constitue également une piste de coopération susceptible de favoriser les échanges touristiques et de faire connaître davantage les richesses des deux espaces.
Toutefois, aucune initiative opérationnelle précise, aucun calendrier de mise en œuvre ni aucun engagement financier n’ont été détaillés dans le compte rendu de la rencontre publié par la CEDEAO.
Un protocole d’accord en préparation
Pour donner une suite concrète aux discussions, les participants sont convenus d’élaborer un protocole d’accord, communément désigné par le sigle anglais MoU (Memorandum of Understanding).
Ce document doit servir de cadre à de futures initiatives conjointes, avec l’ambition de promouvoir des actions concrètes, durables et porteuses d’effets pour les relations entre le Liban et la région ouest-africaine.
Sa portée effective dépendra notamment du contenu du texte, des engagements retenus par les parties et des modalités de mise en œuvre des actions envisagées.
À ce stade, l’annonce porte donc sur la préparation de ce cadre de coopération, et non sur la signature d’un accord déjà entré en application.
Des perspectives à concrétiser
La démarche engagée entre le Liban et la CEDEAO témoigne d’une volonté d’élargir les relations entre les deux espaces au-delà du seul cadre diplomatique. La culture, le tourisme, la gastronomie et les initiatives portées par les associations de femmes constituent les premiers domaines identifiés pour favoriser ce rapprochement.
La prochaine étape sera déterminante : la formalisation du protocole d’accord devra permettre de préciser les priorités, les responsabilités des parties et les mécanismes de suivi des actions communes.
L’enjeu sera ainsi de transformer les intentions exprimées à Abuja en initiatives tangibles, capables de consolider durablement les relations entre le Liban et les États membres de la CEDEAO.
Par E.Z.