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Bénin : La CENTIF et le HCPC s’allient contre les crimes financiers

  • octobre 29, 2026
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Un accord d’assistance administrative mutuelle pour faciliter le partage d’informations sur les opérations financières suspectes et les faits de corruption entre la CENTIF et le HCPC

Bénin : La CENTIF et le HCPC s’allient contre les crimes financiers

La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF-Bénin) et le Haut-Commissariat à la prévention de la corruption (HCPC) ont signé, mercredi 28 octobre 2026 à Cotonou, un accord d’assistance administrative mutuelle pour faciliter le partage d’informations sur les opérations financières suspectes et les faits de corruption.

La CENTIF-Bénin et le HCPC renforcent leur coopération dans la lutte contre la corruption et la criminalité financière. Les deux institutions ont signé, le 28 octobre 2026 à Cotonou, une convention qui encadre leurs échanges d’informations et leur assistance mutuelle dans la prévention et la détection des infractions économiques et financières.

Le président de la CENTIF-Bénin, Abdou Rafiou Bello, a souligné l’importance de cet accord pour le dispositif national de lutte contre la criminalité financière. Il a rappelé que la cellule est chargée de recueillir, de traiter et d’analyser les informations financières susceptibles de révéler des opérations liées au blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme et au financement de la prolifération des armes de destruction massive.

Mieux tracer l’origine des fonds

L’un des enjeux de cette coopération est de déterminer l’origine des ressources financières et de repérer les fonds provenant d’activités illicites. L’analyse des flux permet notamment de rechercher des liens entre les mouvements de fonds et des infractions telles que la corruption.

« La corruption est une infraction économique qui peut faciliter la commission de nombreuses autres infractions », a déclaré Abdou Rafiou Bello lors de la signature de la convention. Le partage d’informations entre les deux institutions doit faciliter le repérage des opérations suspectes et les suites à leur donner.

Cette coopération rejoint les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), qui préconisent des échanges d’informations entre les cellules de renseignement financier et les institutions nationales compétentes.

Des échanges encadrés

Le Haut-Commissaire à la prévention de la corruption, Jacques Acheffon Migan, a insisté sur la nécessité de coordonner les interventions des institutions face aux réseaux criminels. Selon lui, le manque de communication entre les structures chargées de lutter contre ces infractions peut compliquer le traitement des dossiers.

La convention prévoit un cadre sécurisé de partage d’informations, des études conjointes, des actions de renforcement des capacités et un suivi régulier des engagements pris par les deux institutions.

Jacques Acheffon Migan a précisé que l’efficacité de l’accord dépendra de son application. Il a notamment cité la rapidité des échanges, la qualité des informations transmises, la confidentialité des données et la protection des personnes qui signalent de bonne foi des faits répréhensibles.

Identifier les avoirs illicites

La CENTIF-Bénin et le HCPC comptent s’appuyer sur cette coopération pour mieux détecter les infractions économiques et financières et identifier les avoirs issus d’activités criminelles.

Pour la CENTIF-Bénin, la signature de la convention marque le début d’un processus qui nécessite l’engagement des différents acteurs concernés. Le HCPC y voit un moyen de renforcer l’intégrité publique, la transparence et la reddition de comptes.

Par J.A.

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