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Sommet des think tanks 2026 : L’énergie au cœur de la transformation économique de l’Afrique

  • octobre 30, 2026
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Le 12ᵉ Sommet des think tanks d’Afrique est consacré aux réformes du secteur électrique

Sommet des think tanks 2026 : L’énergie au cœur de la transformation économique de l’Afrique

Des représentants de plus de 50 pays prennent part, du 28 au 30 octobre 2026 à Cotonou, au 12ᵉ Sommet des think tanks d’Afrique, consacré aux réformes du secteur électrique et à sa contribution à la croissance économique du continent.

L’Afrique a encore du chemin à parcourir pour faire de l’électricité un véritable outil de production. Dans plusieurs pays, les difficultés d’approvisionnement et le coût de l’énergie pèsent sur les activités des entreprises. Ces questions sont au centre du 12ᵉ Sommet des think tanks d’Afrique, officiellement ouvert le 29 octobre 2026 à Cotonou par le ministre béninois de l’Économie et des Finances, Aristide Médénou.

Organisée par la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF), en partenariat avec l’Union africaine et le gouvernement du Bénin, la rencontre se déroule autour du thème : « De l’accès à l’énergie à la transformation économique : des voies d’action publique concrètes pour la viabilité, la croissance et la réforme du secteur de l’électricité en Afrique ».

Les participants viennent de plus de 50 pays. Pour les organisateurs, le raccordement des populations au réseau électrique ne suffit plus. Il faut désormais garantir une électricité fiable, accessible et disponible en quantité suffisante pour les entreprises. La production industrielle, la transformation des produits agricoles, la création d’emplois et la compétitivité des économies en dépendent.

À l’ouverture des travaux, le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a évoqué les conséquences des coupures d’électricité sur les activités économiques. Selon lui, la valeur de l’énergie se mesure aussi à ce qu’elle permet aux acteurs économiques de réaliser. « Une coupure d’électricité peut entraîner l’arrêt d’un atelier, affecter une activité de transformation agroalimentaire ou compromettre la conservation de marchandises », a-t-il souligné.

Le secrétaire exécutif de l’ACBF, Mamadou Biteye, a également insisté sur les usages de l’électricité. Pour lui, il ne suffit plus de comptabiliser les personnes raccordées au réseau. Il faut aussi s’interroger sur les activités qu’elles peuvent mener grâce à l’énergie disponible. Il a, par ailleurs, souligné l’importance des règles encadrant le secteur pour attirer les investisseurs. « Pour attirer les capitaux privés, les États doivent également offrir un environnement réglementaire crédible et suffisamment prévisible », a-t-il rappelé.

La viabilité financière du secteur électrique, un impératif

Le financement reste l’une des principales difficultés du secteur électrique africain. L’ACBF souhaite notamment examiner les moyens d’attirer davantage de capitaux privés, d’améliorer la gestion des compagnies d’électricité et de limiter les risques liés aux investissements dans les infrastructures énergétiques.

Pour le ministre béninois de l’Économie et des Finances, Aristide Médénou, la nécessité de l’énergie ne fait plus débat. S’appuyant sur son expérience dans l’analyse macroéconomique, il a évoqué les progrès réalisés par le Bénin au cours de la dernière décennie. Il estime que le défi porte désormais sur l’augmentation rapide de l’offre énergétique, sans perdre de vue le coût de production et les conséquences sur les finances publiques.

« Le débat aujourd’hui n’est plus : avons-nous besoin d’énergie ? Le débat, c’est concrètement comment faire pour s’en procurer à moindre coût et rapidement », a-t-il déclaré aux participants.

Les réformes et le financement au menu des échanges

Le programme du sommet prévoit une table ronde ministérielle sur les réformes du secteur électrique. Les discussions portent notamment sur les tarifs de l’électricité, la gouvernance des compagnies, la soutenabilité budgétaire et l’intégration des marchés régionaux.

D’autres communications et échanges sont consacrés au financement des infrastructures, aux marchés régionaux de l’électricité, à l’industrialisation et à l’intégration régionale. Les participants se penchent également sur les conditions nécessaires pour améliorer l’approvisionnement des entreprises et favoriser une utilisation de l’énergie dans les activités de production.

Les travaux prennent fin ce vendredi 30 octobre 2026. Ils doivent permettre aux participants de formuler des propositions sur les politiques publiques et les réformes à conduire pour améliorer le fonctionnement du secteur électrique et répondre aux besoins des économies africaines.

Par J.A.

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