Le Directeur général d’Africa Link Capital Titrisation a pris part aux travaux de la 6ème édition des BRVM AWARDS du 29 au 30 avril 2025 à Cotonou. Occasion pour lui de montrer que grâce à la titrisation on peut transformer le marché financier régional. Il a spécialement pris part au deuxième panel sur « Les nouveaux instruments de financement des États et du secteur privé : titrisation cession d’actifs immobiliers autres opérations innovantes.» Il revient sur la substance de son intervention dans un entretien accordé à Economia24, votre plateforme d’information économique financière et Boursière. Suivons..
Economia24 : Vous participez à la 6ème édition des BRVM AWARDS, le thème parle de l’actionnariat populaire. Dites-nous qu’est-ce que vous pensez de ce thème ?
Le Directeur général d’Africa Link Capital Titrisation Olivier GUI : L’actionnariat populaire pour nous est très important parce que ce qu’il faut comprendre est que le financement de nos économies dépend d’abord de nous-mêmes, de nos populations de la zone, de nos capacités à épargner pour suffisamment financer notre économie. Lorsque les États dans le cadre des programmes de privatisation se lancent sur le marché financier, ça permet de booster, c’est important d’avoir l’adhésion massivement des populations dans ces programmes et également de s’approcher du marché financier. C’est vrai que dans nos zones le marché financier est un peu distant par rapport aux populations mais ce sont des initiatives qui permettent de pouvoir justement rapprocher les populations du marché mais également des entreprises vont aussi participer au lancement des économies
Vous avez participé au deuxième panel de la journée qui s’est déroulé sur le financement des instruments innovants. Quelle est votre appréciation par rapport aux instruments tels que la titrisation dans la mobilisation des ressources dans l’espace UEMOA ?
DG Olivier GUI : La titrisation déjà dans notre zone dont le cadre réglementaire a été mise en place en 2010 avec des premières opérations autour de 2017, 2018 est début de son aventure. Jusque-là, il y a des privés qui ont recours à des titrisations mais pour nous, nous pensons que l’outil titrisation devrait être aujourd’hui l’un des principaux moteurs de développement économique et social de nos régions. Tout ce qui est problématique d’infrastructures, tout ce qui est problématique l’électrification, d’éducation, de santé, trouve une solution dans la tritisation qui permet donc de mobiliser des fonds tant sur le marché régional qu’au niveau des investisseurs internationaux et puis également la titrisation à cet avantage-là d’être en quelque sorte d’agrégateur de financement. Donc autant les particuliers peuvent financer, autant les Banques peuvent financer les titrisations autant les Etats peuvent contribuer. C’est vraiment pour nous d’ici quelques années un instrument qui va monter en puissance de sorte à ce que plusieurs projets d’infrastructures soient mis en place par les Etats et donc impulser le développement économique et social des Etats.
Parlant justement de cet instrument qui va monter en puissance d’ici quelques années, dites-nous quelles sont les mesures nécessaires à mettre en place pour son efficacité ?
Les conditions nécessaires à réunir pour l’efficacité de la titrisation déjà pour nous acteurs de la titrisation de faire la sensibilisation, de faire de l’éducation sur cet instrument, que ce qu’il a été capable de faire dans d’autres zones économiques en Europe en Amérique et même en Asie. Donc présenter la puissance, le potentiel de cet instrument là et également à travers cela pour obtenir l’adhésion essentielle des Etats pour qu’ils fassent confiance à l’instrument, avoir recours et mobiliser ainsi des fonds sur le marché financier. A l’occasion de mon panel justement, j’évoquais le projet électricité pour tous qui tend à mobiliser 60 milliards de FCFA sur le marché financier pour financer l’électrification des populations en zone reculée. C’est un message clair qui est envoyé à l’attention du gouvernement pour qu’il déploie la tritisation dans les secteurs d’activités et également à l’attention des autres gouvernements de la région pour montrer l’intérêt de la titrisation en termes de mobilisation de financement surtout à terme de financement à impact c’est à dire qu’on touche directement des personnes qui ont besoin de ce financement là et on change véritablement leur qualité de vie. Parce qu’imaginez des gens qui sont désormais connectés à l’électricité, la lumière le soir pour étudier un peu longtemps notamment les enfants qui sont à l’école qui attendent des résultats scolaires. C’est vraiment un instrument à impact et un produit important qu’on doit regarder avec attention.
Entretien réalisé par Julien Agbezounhlon