Agro-Industrie

Filière tomate : Le Ghana accélère vers l’autosuffisance alimentaire

  • avril 23, 2026
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Par Sylvanus Ayimavo

Filière tomate : Le Ghana accélère vers l’autosuffisance alimentaire

Face à la hausse de la demande en tomate, les autorités ghanéennes ont noué un partenariat public-privé avec FarmMate Limited pour réduire la dépendance aux importations et restructurer en profondeur la filière.

Au Ghana, la tomate est devenue un aliment de base incontournable du quotidien, consommé aussi bien dans les zones urbaines que rurales. Selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), elle représente près de 40 % des dépenses horticoles des ménages. Tirée par les grandes villes comme Accra, Kumasi et Takoradi, la demande atteint environ 800 000 tonnes par an, alors que la production nationale reste limitée à 380 000–400 000 tonnes selon la FAO, obligeant le pays à importer massivement.
Pour résoudre ce problème, le Ghana a signé un accord de partenariat avec l’entreprise FarmMate Limited, fait savoir la presse locale. Il prévoit une expansion spectaculaire des surfaces cultivées par l’entreprise partenaire, qui passeront de 162 hectares à 16 200 hectares. L’objectif affiché est d’atteindre une production annuelle d’environ 400 000 tonnes de tomates fraîches, afin de rapprocher le pays de l’autosuffisance alimentaire.
Le dispositif ne se limite pas à la production agricole. Il inclut également un volet industriel majeur avec la construction d’une unité de transformation capable de traiter jusqu’à 20 tonnes de tomates par heure. Cette infrastructure devrait permettre la production d’environ 200 000 tonnes de purée de tomate par an, un produit largement utilisé dans la cuisine locale et l’industrie agroalimentaire.
Ce projet vise également à générer des retombées sociales. Selon les estimations officielles, cette initiative pourrait générer près de 300 000 emplois directs et indirects, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la distribution. Pour le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Eric Opoku, ce programme permettra de réduire significativement la dépendance du Ghana aux importations, tout en limitant la volatilité des prix et les déséquilibres entre périodes de pénurie et de surproduction. Par Sylvanus Ayimavo

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