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BII accélère en Afrique face à la baisse des financements internationaux

  • avril 24, 2026
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Par J.A.

BII accélère en Afrique face à la baisse des financements internationaux

British International Investment (BII) prévoit de renforcer fortement sa présence en Afrique en mobilisant près de 5 milliards de livres, soit environ 6,7 milliards de dollars, entre 2026 et 2031. Cet engagement constitue la base d’un objectif plus large de 9 milliards de livres destinés au continent, avec une contribution attendue d’investisseurs privés, africains et internationaux, pour compléter les 4 milliards restants.

Au total, cet effort financier pourrait générer un impact estimé à 12,1 milliards de dollars sur cinq ans, soit un rythme nettement supérieur à celui du cycle stratégique précédent. Cette montée en puissance intervient dans un contexte marqué par une diminution des financements en provenance des États-Unis et par un recul notable des contributions de plusieurs bailleurs européens au cours des deux dernières années. Cette évolution a fragilisé les ressources sur lesquelles s’appuyaient de nombreux pays et institutions pour financer des secteurs essentiels comme la santé, l’éducation ou encore la stabilité des finances publiques.

L’Afrique, pilier stratégique du portefeuille de BII

Dans ce paysage en mutation, l’Afrique occupe une place centrale dans la stratégie de BII. Le continent représente aujourd’hui environ 5,53 milliards de dollars, soit près de 60 % du portefeuille global de l’institution. À titre de comparaison, l’Asie concentre 3,25 milliards de dollars, tandis que le reste du monde en totalise 370 millions.

BII est actuellement engagée dans 12 investissements directs et détient des participations dans 90 fonds actifs, ce qui lui permet d’être exposée à 884 entreprises africaines. Ces investissements couvrent un large éventail de secteurs, notamment les services financiers, les infrastructures, l’agroalimentaire et les technologies. Ils incluent également des domaines en forte croissance comme les solutions de paiement, les énergies renouvelables et le financement agricole, contribuant ainsi à soutenir la transformation économique du continent. Par J.A.

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