Sucre : L’Algérie veut devenir un hub régional
- mai 13, 2026
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Par S.A.
Premier importateur africain de sucre brut, l’Algérie veut désormais développer une production locale capable de couvrir ses besoins et soutenir ses exportations.
Le groupe industriel Cevital prévoit d’investir plus de 500 millions d’euros dans un vaste projet agro-sucrier à Mansourah, dans la wilaya de Ghardaïa. Le programme comprend une plantation de betteraves sucrières sur 1 200 hectares ainsi qu’une raffinerie moderne dont la mise en service est prévue en 2028.
Selon l’entreprise, des essais réalisés en 2024 dans cette région saharienne semi-aride ont donné des résultats encourageants, avec des taux d’extraction de sucre compris entre 18 % et 20 %. Le projet devrait générer près de 5 000 emplois directs et favoriser des activités connexes, notamment dans l’alimentation animale grâce à la valorisation des sous-produits.
Déjà présent dans l’industrie sucrière algérienne avec deux raffineries au port de Béjaïa d’une capacité totale de 2 millions de tonnes par an, Cevital entend ainsi renforcer sa production destinée au marché local et à l’export.
Une autorité de régulation en préparation pour encadrer le secteur
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale visant à structurer la filière sucrière et à renforcer le positionnement de l’Algérie sur le marché régional. Selon l’USDA, l’Algérie a importé 2,24 millions de tonnes de sucre brut en 2024/2025, ce qui en fait le premier acheteur africain.
D’autres initiatives viennent appuyer cette ambition, à l’image de l’inauguration par Madar Holding de la raffinerie Tafadis à Boumerdès, ou encore du mégaprojet agricole en préparation à El Meniaa avec des investisseurs italiens. Le gouvernement envisage également la création d’une autorité de régulation pour mieux encadrer la production et les exportations du secteur. Par S.A.