Bénin : La réforme sur les billets et pièces en circulation bien accueillie
- mai 31, 2026
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Par Julien AGBEZOUNHLON
Par Julien AGBEZOUNHLON
La nouvelle réglementation encadrant l’acceptation des billets et pièces en FCFA suscite une adhésion majoritaire à Cotonou et Abomey-Calavi. Les populations y voient une mesure susceptible de fluidifier les transactions et de réduire les refus de monnaie en circulation.
Aux yeux de plusieurs personnes interrogées, la réforme met fin à des pratiques pénalisantes pour les consommateurs et les petits commerçants. « La décision est bien fondée. Elle permettra de résoudre plusieurs problèmes sociaux, notamment les pertes pour les commerçants et le ralentissement des transactions économiques », confie un habitant d’Abomey-Calavi, sous anonymat.
À Cotonou, dame Blanche salue une initiative jugée nécessaire. « Beaucoup de vendeurs et de conducteurs de taxi-moto refusent les billets froissés ainsi que les pièces usées. Cette loi vient corriger cela », affirme-t-elle. D’autres voix abondent dans le même sens. Elles estiment que la mesure protège les consommateurs contre certaines pratiques abusives. « Elle met fin à une situation qui pénalisait de nombreux citoyens au quotidien », explique Isidore Gozo (Cotonou).
Certains usagers pointent des difficultés récurrentes liées à certaines pièces de faible valeur, régulièrement rejetées malgré leur cours légal. « Cette nouvelle disposition est une très bonne chose. Au Bénin, il est souvent difficile d’utiliser des pièces légèrement limées, même lorsqu’elles restent parfaitement identifiables. Le problème est encore plus marqué avec les pièces de 250 francs, que beaucoup de personnes peinent à faire accepter », explique Nidole Salami.
Appels à la sensibilisation et à l’accompagnement
Si la réforme est globalement bien accueillie, les personnes interrogées appellent les autorités à renforcer sa vulgarisation auprès des populations.
« Il faut privilégier la sensibilisation avant la répression. Une bonne vulgarisation permettra une adoption naturelle de la mesure », souligne Isidore Gozo. Selon Nidole Salami, si la vulgarisation est bien faite, les populations adopteront naturellement cette mesure et les sanctions deviendront moins nécessaires. »
Les citoyens recommandent également un renforcement des contrôles dans les marchés et espaces commerciaux afin de décourager les refus abusifs. Une collaboration avec les banques et la BCEAO est jugée nécessaire pour faciliter l’échange des billets trop dégradés et rassurer les usagers sur la qualité de la monnaie en circulation.
La réglementation prévoit désormais des amendes comprises entre 100 000 et 500 000 FCFA en cas de refus de billets ou pièces ayant cours légal. Par Julien AGBEZOUNHLON