Fin de l’accord UE-Gabon : La souveraineté halieutique mise à l’épreuve
- juillet 5, 2026
- 0
Le Gabon rompt son accord de pêche avec l’Union européenne (UE)
Le Gabon rompt son accord de pêche avec l’Union européenne (UE)
Le Gabon rompt son accord de pêche avec l’Union européenne (UE) et engage une stratégie de souveraineté économique, tout en s’exposant à un défi majeur : la lutte contre la pêche illicite dans ses eaux maritimes.
En mettant un terme à l’Accord de partenariat de pêche durable (APPD) qui le liait à l’Union européenne depuis près de deux décennies, le Gabon opère un virage stratégique majeur dans la gestion de ses ressources halieutiques. Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de souveraineté économique et de valorisation locale des richesses marines.
Désormais, Libreville entend faire de la pêche un levier d’industrialisation et de création d’emplois, en limitant l’exportation de matières premières brutes. Jusqu’ici, les flottes européennes prélevaient environ 32 000 tonnes de poissons par an dans les eaux gabonaises, dans un cadre jugé insuffisamment bénéfique par les autorités.
Mais cette nouvelle orientation expose le pays à un enjeu central : la capacité à surveiller efficacement son espace maritime. Sans le dispositif encadré de l’accord, le Gabon devra renforcer ses moyens de contrôle pour faire face à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, particulièrement difficile à contenir en haute mer.
Ainsi, la portée réelle de cette stratégie dépendra de deux leviers indissociables : la valorisation locale des ressources et la maîtrise du contrôle maritime. Par S.A.