Comment la ZLECAf veut numériser les douanes africaines
- août 10, 2026
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La ZLECAf engage 3,1 milliards de dollars pour digitaliser les systèmes douaniers africains et fluidifier les échanges commerciaux
La ZLECAf engage 3,1 milliards de dollars pour digitaliser les systèmes douaniers africains et fluidifier les échanges commerciaux
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) engage 3,1 milliards de dollars pour digitaliser les systèmes douaniers africains et fluidifier les échanges commerciaux sur le continent.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) fait de la digitalisation douanière, du commerce intra-africain, de l’intégration régionale et de modernisation des frontières des priorités.
Son secrétariat a signé au Nigeria un accord de concession de 20 ans avec Bergmans Security pour moderniser les systèmes douaniers africains.
D’un montant de 3,1 milliards de dollars (environ 2,7 milliards d’euros), le projet prévoit le déploiement de solutions numériques auprès des administrations douanières nationales.
Bergmans apportera financement et expertise technique, en collaboration avec les autorités douanières des différents pays.
L’objectif est de faciliter le suivi des marchandises, réduire délais et blocages aux frontières, améliorer le partage des données commerciales et renforcer la collecte des recettes publiques.
Le dispositif doit également contribuer à harmoniser des systèmes douaniers encore très hétérogènes.
Un levier pour booster le commerce africain
L’enjeu est stratégique pour la ZLECAf, dont 50 États membres de l’Union africaine ont ratifié l’accord.
En 2024, les échanges intra-africains ont atteint 220 milliards de dollars, en hausse de 12,5 %. L’organisation ambitionne toutefois de doubler ce volume d’ici 2035.
La modernisation numérique des douanes apparaît ainsi comme un levier essentiel pour réduire les barrières non tarifaires et accélérer la construction du marché continental. Par S.A.