Entrepreneuriat

ZLECAf : Le protectionnisme met l’intégration africaine à l’épreuve

  • septembre 6, 2026
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Dans la ZLECAf le protectionnisme met l’intégration africaine à l’épreuve pour aller sur le marché international.

ZLECAf : Le protectionnisme met l’intégration africaine à l’épreuve

Les restrictions annoncées au Kénya contre certaines activités exercées par des étrangers ravivent le débat sur la protection des marchés nationaux, le commerce intra-africain et la libre circulation des opérateurs économiques.

Le Kénya durcit le ton face à la concurrence étrangère dans le petit commerce. À partir de ce lundi 7 septembre, les autorités kényanes doivent renforcer les mesures visant les étrangers actifs notamment dans la vente ambulante et certaines activités de détail. Le gouvernement entend ainsi réserver davantage de débouchés aux entrepreneurs locaux, au risque de créer de nouvelles tensions avec les ambitions d’intégration économique du continent.

La décision répond aux revendications de commerçants kényans qui dénoncent une concurrence jugée excessive. Le président William Ruto défend une distinction entre les investissements étrangers, considérés comme nécessaires à l’économie, et les petites activités commerciales qui pourraient, selon lui, être davantage occupées par les nationaux.

Le commerce intra-africain face aux intérêts nationaux

Cette orientation pose toutefois la question de sa compatibilité avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le projet vise à faciliter les échanges, élargir les marchés et favoriser l’émergence d’entreprises capables d’opérer au-delà de leurs frontières nationales.

Si les États multiplient les restrictions au nom de la préférence nationale, les barrières non tarifaires pourraient se renforcer et ralentir le commerce intra-africain. L’enjeu consiste donc à protéger les PME locales sans transformer les marchés africains en espaces cloisonnés.

L’alternative plus durable à la multiplication des restrictions commerciales serait le renforcement du financement, des infrastructures et de la compétitivité des entreprises.  Par S.A.

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