Economie

L’île Maurice veut sortir son thé de l’ornière

  • septembre 8, 2026
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Le thé de l'île Maurice retrouve des investisseurs

L’île Maurice veut sortir son thé de l’ornière

Après plusieurs décennies de recul, la filière thé mauricienne tente de repartir, malgré la baisse du nombre de planteurs et une consommation locale désormais en partie couverte par les importations.

Le thé mauricien retrouve des investisseurs, avec en ligne de mire la production locale et la modernisation d’une filière confrontée depuis plusieurs années au manque de main-d’œuvre et à la concurrence des importations.

À Valetta, dans la région de Moka, ER investit 3 millions d’euros sur six ans dans une nouvelle plantation. Le groupe prévoit d’étendre progressivement ses cultures sur 500 arpents, soit 210 hectares, au cours des cinq prochaines années. Une trentaine d’hectares sont déjà plantés avec des cultivars kényans et une première récolte est attendue début 2027.

L’enjeu est aussi de réduire la dépendance au marché extérieur. Près de 30 % du thé consommé à Maurice est importé. ER veut également associer les petits planteurs en leur donnant accès aux plants, à la formation et aux machines de récolte.

La mécanisation comme nouveau levier

À Bois Chéri, acteur historique de la filière, la modernisation apparaît tout aussi nécessaire. Face au manque de main-d’œuvre et au vieillissement des planteurs, l’entreprise mise sur la mécanisation, de nouveaux équipements et l’amélioration de la qualité.

La montée en gamme passe aussi par la diversification, avec notamment l’iced tea, les biscuits et le satini. Pour les acteurs du secteur, l’objectif est désormais de faire du thé mauricien une activité plus moderne, plus rentable et capable de mieux répondre à la demande locale.  Par S.A.

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