L’Algérie voit progresser son activité hors hydrocarbures, mais reste fortement dépendante du pétrole et du gaz, qui continuent de peser sur ses exportations et ses finances publiques.
Les chiffres de croissance donnent un premier aperçu du changement en cours. En 2024, l’activité hors hydrocarbures a augmenté de 4,8 %, avant d’accélérer à 5,4 % au premier semestre 2025. Industrie, agriculture, services et mines figurent parmi les secteurs appelés à soutenir cette évolution.
Les autorités misent notamment sur l’agroalimentaire, l’industrie manufacturière, les infrastructures et le secteur minier. Le développement de ces filières doit favoriser l’investissement privé et permettre d’accroître les exportations hors hydrocarbures.
Une dépendance toujours forte
Cette dynamique ne remet pas encore en cause le poids du pétrole et du gaz dans l’économie. Les hydrocarbures restent essentiels aux recettes d’exportation et aux finances publiques.
Selon le FMI, le déficit public a dépassé 10 % du PIB en 2025, tandis que la dette publique a franchi 50 %. Pour l’Algérie, l’enjeu est désormais de consolider la croissance des secteurs non énergétiques tout en réduisant l’exposition des finances publiques aux fluctuations des revenus pétroliers et gaziers. Par S.A.