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Sénégal : La facture énergétique creuse le déficit budgétaire

  • septembre 22, 2026
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Le projet de loi de finances rectificative porte le déficit du Sénégal à 1 740 milliards FCFA en 2026, après une forte hausse des subventions à l’énergie et

Sénégal : La facture énergétique creuse le déficit budgétaire

Le projet de loi de finances rectificative porte le déficit du Sénégal à 1 740 milliards FCFA en 2026, après une forte hausse des subventions à l’énergie et une baisse des recettes fiscales.

Le déficit budgétaire sénégalais atteindra finalement 7,6 % du PIB en 2026, contre 5,4 % prévu dans la loi de finances initiale. Présenté le 19 septembre, le projet de loi de finances rectificative fixe également à 2,7 % la croissance économique, contre 5 % initialement attendu.

Les subventions au secteur de l’énergie constituent l’un des principaux facteurs de cette révision. Leur montant est désormais estimé à 790,3 milliards FCFA, contre 250 milliards FCFA dans le budget initial. Elles représenteraient ainsi près de 11 % des dépenses du budget général.

Pour financer cette hausse, l’État prévoit notamment de réduire les investissements sur ressources internes et d’augmenter les transferts courants. Dakar veut aussi ramener le coût des subventions énergétiques à moins de 1 % du PIB par an d’ici 2029. Le dispositif doit progressivement privilégier les ménages les plus vulnérables.

Le gouvernement prévoit, en parallèle, de doubler les dépenses consacrées à la protection sociale. La réforme des subventions pourrait en effet peser sur les prix de l’électricité et des carburants, avec des effets possibles sur le pouvoir d’achat, les transports et les entreprises.

Les recettes fiscales reculent

Les recettes du budget général sont également revues à la baisse de 415,5 milliards FCFA par rapport aux prévisions initiales. Le recul s’explique notamment par des recettes fiscales inférieures aux attentes dans le cadre du Plan de redressement économique et social.

Pour trouver de nouvelles ressources, le gouvernement prévoit une contribution de solidarité économique sur les opérateurs de monnaie électronique. Son taux doit varier de 8 % à 10 %.

La croissance devrait, elle, tomber à 2,7 % en 2026, notamment sous l’effet de la crise énergétique mondiale et des risques liés à la pluviométrie. Cette nouvelle trajectoire intervient alors que Dakar poursuit ses discussions avec le FMI sur le redressement des finances publiques. Par S.A.

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