Le gouvernement égyptien prévoit 5,5 milliards de livres égyptiennes pour soutenir les constructeurs automobiles en 2026/2027, avec des objectifs de production locale et d’intégration industrielle.
L’Égypte prévoit une enveloppe de 5,5 milliards de livres égyptiennes, soit environ 91 millions d’euros, pour financer le développement de son industrie automobile au cours de l’exercice budgétaire 2026/2027.
Annoncée le 10 octobre par le Service d’information de l’État égyptien (SIS), cette somme fait partie des 90 milliards de livres égyptiennes prévus pour soutenir l’activité économique nationale.
Le Programme de développement de l’industrie automobile (AIDP) fixe un objectif de production annuelle de 100 000 véhicules, une valeur ajoutée locale de 60 % et une part de composants industriels fabriqués dans le pays supérieur à 35 %. Les aides publiques dépendent notamment des volumes produits, des investissements réalisés et du contenu local.
L’Égypte en tête des investissements automobiles dans la région
Selon un rapport de BMI–Fitch Solutions publié le 15 janvier 2026, l’Égypte a enregistré 27 projets d’investissement dans l’industrie automobile en 2025, contre 23 au Maroc et 15 aux Émirats arabes unis.
Plusieurs constructeurs développent leurs activités dans le pays. Al-Mansour Automotive et le chinois SAIC ont annoncé en 2024 un investissement de 135 millions de dollars pour produire des véhicules MG. La première phase prévoit une capacité annuelle de 50 000 unités, avec un contenu local supérieur à 45 %.
Nissan prépare également la fabrication de son SUV Magnite dans son usine de la ville du 6 Octobre. La capacité annoncée peut atteindre 50 000 véhicules par an, avec un contenu local supérieur à 55 %.
Mi-octobre, les ministères de l’Industrie, des Finances et de l’Investissement ont convenu de créer un comité chargé d’examiner les difficultés des fabricants et de proposer des ajustements aux incitations financières.
Par S.A.