Engrais en Tanzanie : Un projet japonais pour l’autonomie locale
- mars 30, 2026
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Par S.A.
Par S.A.
La Tanzanie se tourne vers l’industrie locale pour sécuriser ses engrais avec l’arrivée d’un investisseur japonais.
Troisième importateur d’engrais – 568 217 tonnes importées en moyenne entre 2019 et 2023 – en Afrique de l’Est après l’Éthiopie et le Kenya, la Tanzanie travaille à réduire sa dépendance aux importations tout en renforçant la productivité de ses agriculteurs.
Lors d’une rencontre récente, Taisuke Nonaka, directeur du département international du groupe japonais Toyo Engineering Corporation a échangé avec Athumani Kilundumya, secrétaire permanent adjoint au ministère de l’Agriculture. Les discussions ont porté sur l’implantation d’une usine de production d’engrais dans le pays.
Garantir un approvisionnement suffisant
« Le gouvernement continuera de travailler avec les investisseurs privés afin de garantir un approvisionnement suffisant et d’accélérer l’adoption des engrais par nos agriculteurs », a déclaré Kilundumya. L’usine envisagée pourrait produire des fertilisants essentiels tels que l’ammoniac et l’urée, deux intrants clés pour la croissance des cultures.
Cette annonce intervient alors que la Tanzanie fait face à des perturbations de ses approvisionnements internationaux. Depuis février 2026, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient perturbent le trafic maritime via le détroit d’Ormuz, affectant près d’un tiers du transport mondial d’engrais. La Tanzanie dépendait en 2024 à hauteur de 31 % des importations en provenance de cette région.
Renforcer la sécurité alimentaire
La Tanzanie dispose pourtant d’un potentiel largement inexploité. Ses réserves de gaz naturel, évaluées à 54,57 trillions de pieds cubes, représentent une matière première clé pour la production d’engrais azotés, mais moins de 2 % étaient utilisées en 2024. Les experts soulignent qu’un développement efficace de l’industrie locale pourrait non seulement réduire la dépendance aux importations, mais aussi créer des emplois, soutenir les revenus agricoles et renforcer la sécurité alimentaire. Par S.A.