La CEDEAO et le FMI unissent leurs efforts pour une gouvernance économique renforcée
- mars 31, 2026
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Par S.A.
Par S.A.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Fonds monétaire international (FMI) ont signé, vendredi 27 mars à Abuja au Nigeria, un protocole d’accord pour renforcer leur coopération en matière de gouvernance macroéconomique et d’intégration régionale.
Signé par Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO, et Wautabouna Ouattara, directeur exécutif du FMI pour l’Afrique de l’Ouest, l’accord établit un cadre de collaboration destiné à améliorer la coordination des politiques économiques entre les États membres. Selon la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), les économies de la région ont enregistré une croissance d’environ 5,1 % en 2024, avec des perspectives proches de 5 % en 2025 et une accélération attendue à 5,4 % en 2026.
Dans ce contexte, le dialogue politique doit être renforcé et le développement des capacités soutenu dans des domaines clés comme la politique budgétaire, la gestion de la dette et les statistiques. L’accord prévoit également d’améliorer la surveillance macroéconomique régionale. Il soutient par ailleurs l’avancement du projet d’union monétaire régionale et vise à mieux représenter les priorités économiques de l’Afrique de l’Ouest dans les discussions internationales. La signature intervient dans un contexte régional marqué par des tensions géopolitiques.
Maîtriser les flux financiers
La dynamique économique reste exposée à plusieurs risques, notamment la volatilité des prix des matières premières et les incertitudes du commerce international, qui peuvent affecter les pays exportateurs de pétrole et de produits agricoles.
L’inflation moyenne dans la région devrait ralentir à 15,3 % en 2026. Le Nigeria, le Ghana, la Sierra Leone et la Gambie devraient enregistrer des taux à deux chiffres, sous l’effet des pressions sur les prix alimentaires, l’énergie et les fluctuations des taux de change. Les États membres de l’UEMOA devraient, en revanche, maintenir une inflation moyenne inférieure à 5 %, malgré les incertitudes commerciales. Par J.A.