L’économie africaine résiste aux turbulences mondiales
- avril 5, 2026
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Par Julien Agbezounhlon
Par Julien Agbezounhlon
Malgré un environnement géopolitique mondial tendu, l’économie africaine continue de faire preuve de solidité. C’est le constat dressé par la Banque africaine de développement (BAD) dans son rapport 2026 sur les perspectives macroéconomiques du continent, publié le 30 mars à Abidjan.
Selon l’institution, le continent a enregistré en 2025 une croissance de 4,2 %, en nette hausse par rapport à 2024 (3,1 %) et au-dessus de la moyenne mondiale. Une performance qui confirme la capacité de résistance des économies africaines, portée notamment par un recul de l’inflation, une meilleure gestion macroéconomique et des conditions agricoles plus favorables.
Dans le détail, 22 pays africains ont affiché une croissance supérieure à 5 %, tandis que six d’entre eux ont dépassé les 7 %. Des résultats qui placent l’Afrique parmi les zones les plus dynamiques au monde.
Baisse significative de la pauvreté
Le rapport souligne qu’en 2025, 12 des 20 économies les plus dyniques de la planète étaient africaines. Une tendance qui devrait se poursuivre, avec une croissance attendue à 4,3 % en 2026, puis 4,5 % en 2027.
L’Afrique de l’Est confirme son rôle de moteur régional, avec une croissance de 6,4 %. L’Éthiopie (9,8 %), le Rwanda (7,5 %) et l’Ouganda (6,4 %) figurent parmi les pays les plus performants.
Mais derrière ces bons résultats, des défis persistent. La croissance du PIB par habitant reste encore trop faible pour entraîner une baisse significative de la pauvreté. Elle s’est établie à 1,9 % en 2025, après 1,1 % en 2024 et 0,9 % en 2023.
L’inflation recule
Autre signal encourageant : l’inflation recule nettement. Elle est passée de 21,8 % en 2024 à 13,6 % en 2025, une tendance qui devrait se poursuivre dans les deux prochaines années.
Sur le plan des financements, les indicateurs sont également au vert. Les investissements directs étrangers ont bondi de plus de 75 % en 2024, atteignant 97 milliards de dollars. Les transferts de fonds de la diaspora ont, eux aussi, progressé de 14 %, à 104,6 milliards de dollars, devenant la première source de financement extérieur hors dette.