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Madagascar : L’industrie nutritionnelle locale fragilisée par le recul des financements internationaux

  • juin 23, 2026
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La production locale d'aliments thérapeutiques fait de Madagascar un modèle de résilience sanitaire en Afrique, mais le recul des financements internationaux plombe l'industrie nutritionnelle.

Madagascar : L’industrie nutritionnelle locale fragilisée par le recul des financements internationaux

La montée en puissance de la production locale d’aliments thérapeutiques fait de Madagascar un modèle de résilience sanitaire en Afrique, mais la contraction des financements internationaux en révèle les fragilités structurelles.

À Madagascar, la production locale d’aliments thérapeutiques s’affirme comme un levier de souveraineté sanitaire et de développement industriel. Implantée à Antananarivo, Tanjaka Food, filiale du groupe Basan, produit chaque année 3 000 tonnes d’aliments nutritionnels et dispose d’une capacité de production de 6 000 tonnes, fait savoir RFI.

Depuis sa création en 2009, l’entreprise a multiplié par six ses capacités de production, passant de 1 000 à 6 000 tonnes annuelles. Au fil des ans, elle est devenue un maillon essentiel de la lutte contre la malnutrition infantile. Ses aliments thérapeutiques, destinés aux enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère, ont permis de réduire les délais d’approvisionnement, les coûts logistiques et la pression sur les structures hospitalières grâce aux traitements à domicile.

Le recul des financements menace les acquis

Partenaire de l’UNICEF, Tanjaka Food exporte également vers le Zimbabwe, le Mozambique et le Soudan du Sud, tout en réservant l’essentiel de sa production au marché malgache. Chaque année, Madagascar enregistre entre 100 000 et 120 000 cas de malnutrition aiguë sévère. Toutefois, la baisse des financements internationaux fragilise cette dynamique.

Alors que Madagascar recense chaque année entre 100 000 et 120 000 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère, l’usine ne fonctionne aujourd’hui qu’à 50 % de ses capacités. Cette situation souligne l’urgence de sécuriser des financements durables afin de préserver les acquis industriels, sanitaires et sociaux de cette filière stratégique pour la sécurité alimentaire du pays. Par S.A.

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