CEP 2025: Intenses révisons dans les écoles de Cotonou
- mai 27, 2025
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Par JULIEN AGBEZOUNHLON
Par JULIEN AGBEZOUNHLON
(Economia24)-À l’approche des épreuves écrites du Certificat d’études primaires (CEP), prévues du 2 au 5 juin 2025, l’heure est aux révisions intensives dans les écoles primaires. Enseignants et élèves redoublent d’efforts pour aborder l’examen avec sérénité et confiance. À l’École primaire publique ‘’Gbegamey 1’’ Groupe B, la directrice Bénédicte AGUIA-Daho supervise avec rigueur les derniers préparatifs. « Le programme a été entièrement couvert fin mars. Depuis, nous faisons des révisions intensives avec les cahiers d’activités fournis par le gouvernement », explique-t-elle. Ces cahiers, composés d’exercices types, ont permis aux élèves de s’exercer dans des conditions similaires à l’examen. Des épreuves blanches, corrigées collectivement, ont permis d’identifier les difficultés. L’encadrement pédagogique est structuré : chaque enseignant prend en charge une matière par semaine, permettant un suivi individualisé et des remédiations efficaces.
L’épreuve physique n’est pas négligée non plus. Des séances de sport, incluant notamment le grimper, sont organisées chaque soir. « Il faut que les enfants soient prêts aussi pour l’épreuve sportive », souligne la directrice.
Elle appelle enfin les parents à un soutien bienveillant : « Il faut éviter de mettre la pression. Les enfants doivent bien dormir, bien manger, et surtout être encouragés, pas stressés. » Elle alerte également sur les risques de paludisme : « Les moustiques sont très présents cette année. Un enfant malade le jour de l’examen ne pourra pas donner le meilleur de lui-même. »
A quelques kilomètres de Gbegamey, à l’école primaire publique de Hlazounto : Une préparation rigoureuse
Mardi 27 mai, un silence studieux règne à l’École primaire publique Hlazounto Groupe A. Les enseignants multiplient les conseils, corrigent les exercices et accompagnent les élèves dans les ultimes ajustements. Parmi les 317 candidats de ce centre de composition, Jean-Marie Vianey, 11 ans, affiche une confiance rassurante : « Je suis prêt. Je révise bien et mes maîtres nous aident beaucoup. Avec l’aide de Dieu, je vais réussir. »
Même sentiment du côté d’Eliza N’Kodja, également candidate : « Je me prépare à l’école avec mon maître, et à la maison, mes parents m’aident aussi. Je me sens prête. »
Selon Régis Mekoun enseignant dans l’établissement, tous les programmes ont été bouclés et les révisions ciblent désormais les points faibles détectés lors des examens blancs. Le directeur, Rock Amédéwovoin, précise que l’école a mis l’accent sur les exercices de synthèse, les simulations et la gestion du temps. L’établissement compte 54 candidats (27 filles et 27 garçons), mais accueille aussi des élèves d’autres écoles, ce qui en fait un centre important dans le département.
Une mobilisation nationale
Sur tout le territoire, 271 890 candidats sont attendus dans 805 centres d’examen, dont 131 660 filles et 98 enfants en situation de handicap. Le nombre de candidats connaît une hausse de 5 % par rapport à 2024, signe d’une dynamique toujours soutenue autour de cet examen clé du parcours scolaire.
Par JULIEN AGBEZOUNHLON