Entrepreneuriat féminin : Le FAGACE mise sur Wafi pour stimuler la croissance
- mars 28, 2026
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Par Julien Agbezounhlon
Le Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE) a lancé vendredi 27 mars 2026 WAFI (Women Access to Finance Initiative), un dispositif destiné à améliorer l’accès au financement des femmes entrepreneures en Afrique. Face à un déficit estimé à plus de 40 milliards de dollars, cette initiative vise à faciliter l’octroi de crédit, réduire les risques pour les banques et faire de l’entrepreneuriat féminin un levier clé de croissance économique et d’inclusion financière.
Placée sous le thème « Accélérer l’accès au financement des femmes entrepreneures : un engagement collectif pour une croissance inclusive », cette rencontre a mis en lumière une réalité persistante : les femmes, pourtant très actives dans l’économie, peinent encore à accéder aux ressources financières nécessaires à l’expansion de leurs activités.
Le président du FAGACE, Ngueto Tiraïna Yambaye, n’a pas mâché ses mots. En Afrique, le déficit de financement des femmes entrepreneures dépasse 40 milliards de dollars. Un manque à gagner considérable pour les économies du continent. « Il ne peut y avoir de croissance durable sans inclusion financière », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de mieux intégrer les besoins spécifiques des femmes dans les politiques de financement.
Renforcer les mécanismes de garantie
Le président du FAGACE a également indiqué que l’institution, en collaboration avec les banques, les marchés financiers et les chambres de commerce, travaille depuis plusieurs années à la mise en place de solutions adaptées aux besoins spécifiques des femmes entrepreneures.
Avec WAFI, le FAGACE entend passer à l’action. L’initiative vise notamment à faciliter l’accès au crédit, renforcer les mécanismes de garantie, et sécuriser davantage les institutions financières partenaires.
La mise en place de WAFI a été actée par la signature d’accords entre le FAGACE, la BOA, la BIIC et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB). Ces partenariats visent non seulement à élargir l’accès au financement, mais aussi à renforcer l’accompagnement des femmes entrepreneures et à accroître l’impact des interventions sur les économies nationales et régionales.
Un enjeu de souveraineté économique
Prenant la parole en dernier, Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi, a salué une initiative « stratégique », en cohérence avec les priorités économiques du Bénin. Tout en reconnaissant le rôle majeur des femmes dans le tissu des PME, il a pointé un problème persistant : la rigidité des procédures bancaires. « L’autonomisation économique des femmes n’est pas une option sociale, c’est un impératif de souveraineté économique », a-t-il déclaré. Dans la foulée, il a invité les institutions financières à revoir leurs pratiques : plus de souplesse, moins de lourdeurs administratives et davantage d’innovation dans l’analyse des dossiers..
