UEMOA : Les 5 pays les plus exposés au blanchiment de capitaux en 2025
- avril 21, 2026
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Par J.A.
Par J.A.
Le Basel Institute on Governance a publié son rapport The Basel Anti-Money Laundering Index 2025, qui classe les pays selon leur niveau d’exposition au blanchiment de capitaux à l’échelle mondiale.
Ce classement s’appuie sur 17 indicateurs provenant notamment du Groupe d’action financière (GAFI), de Transparency International et de la Banque mondiale. Les pays sont répartis selon trois niveaux de risque : faible (moins de 4,70), moyen (entre 4,70 et 6,08) et élevé (au-delà de 6,08). Plus le score se rapproche de 10, plus le risque est important.
Dans l’espace UEMOA, la Guinée-Bissau apparaît comme le pays le plus exposé, avec un score de 7,30, ce qui la place dans la catégorie à risque élevé. Elle se classe également parmi les pays les plus concernés à l’échelle africaine et mondiale. Le Niger arrive en deuxième position dans la zone, avec un score de 6,84, suivi du Togo qui enregistre 6,44 et reste-lui aussi dans la catégorie à risque élevé. Le Bénin occupe ensuite la quatrième place avec un score de 6,33, confirmant un niveau de vulnérabilité toujours élevé.
De fortes disparités à l’échelle du continent
La Côte d’Ivoire se distingue légèrement des autres pays du groupe en basculant dans la catégorie de risque moyen, avec un score de 6,05. Cette évolution traduit des efforts visibles dans la lutte contre le blanchiment d’argent, ce qui se reflète également dans une amélioration de son positionnement au niveau international. Derrière elle, le Mali, le Burkina Faso et le Sénégal suivent dans le classement au sein de l’UEMOA.
À l’échelle du continent africain, la République démocratique du Congo se positionne comme le pays le plus exposé au blanchiment de capitaux. Avec un score de 7,63, elle figure parmi les nations les plus à risque au monde, occupant la troisième place du classement mondial.
À l’inverse, certains pays africains se démarquent par leur faible exposition. Le Botswana arrive en tête avec un score de 4,12, suivi par les Seychelles, l’île Maurice, la Tunisie, la Namibie, le Maroc, le Ghana, l’Égypte, la Zambie et le Sénégal. Ces résultats témoignent des progrès réalisés par ces États en matière de régulation financière et de lutte contre les flux illicites. Par J.A.