Zambie : Le paradoxe de la Copperbelt, riche en cuivre mais minée par la pauvreté
- juillet 16, 2026
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La Copperbelt zambienne reste confrontée à la pollution minière
La Copperbelt zambienne reste confrontée à la pollution minière
Malgré d’immenses réserves de cuivre et de cobalt, la Copperbelt zambienne reste confrontée à la pollution minière, à la pauvreté et à un développement insuffisant, relançant le débat sur le partage des revenus du secteur extractif.
Cuivre, Copperbelt, pollution, pauvreté et développement résument le paradoxe zambien. Si la région de la Copperbelt concentre l’une des plus importantes richesses minières d’Afrique, une grande partie de sa population continue de vivre dans la précarité, tandis que les conséquences environnementales de l’exploitation s’aggravent. Selon des organisations de la société civile, les rejets illégaux de résidus miniers dans la rivière Kafue ont contaminé les eaux, les sols et les terres agricoles, réduisant les rendements et alourdissant les coûts de production des agriculteurs.
« Quand les sols sont contaminés, cela signifie que les agriculteurs doivent utiliser davantage d’engrais. Or ces engrais sont de plus en plus chers et les petits producteurs ne peuvent pas les acheter. Tout ça pourquoi ? Parce que les sols sont pollués. Donc, les agriculteurs s’enfoncent dans la pauvreté. Ce n’est pas ça le développement », s’irrite Felix Chipoya, directeur de l’Alliance territoriale, une ONG locale auprès de RFI. Cette dégradation environnementale alimente un cercle vicieux de pauvreté. En 2022, près de 65 % de la population zambienne vivait avec moins de 2 dollars par jour.
Des ONG plaident pour un renforcement de la fiscalité sur les multinationales
Bien que le président Hakainde Hichilema ambitionne de tripler la production nationale de cuivre, des ONG estiment que cette croissance ne profitera réellement au pays qu’à travers une meilleure redistribution des revenus miniers. Elles plaident notamment pour un renforcement de la fiscalité sur les multinationales afin que l’exploitation du cuivre contribue davantage au développement local, plutôt qu’à la seule rentabilité des investisseurs étrangers. Par S.A.