Economie

Lutte contre le blanchiment de capitaux : La Centif Bénin, protectrice de l’économie nationale

  • juillet 27, 2026
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En 2025, la Cellule de traitement des informations financières (CENTIF) a enregistré 529 Déclarations d'Opérations Suspectes (DOS), contre 510 en 2024 et 443 en 2023.

Lutte contre le blanchiment de capitaux : La Centif Bénin, protectrice de l’économie nationale

En 2025, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a enregistré 529 Déclarations d’Opérations Suspectes (DOS), contre 510 en 2024 et 443 en 2023, confirmant une progression constante de l’utilisation du système national de renseignement financier. Au-delà des chiffres, cette évolution traduit une réalité beaucoup plus importante : la culture de la conformité s’installe progressivement au sein des institutions financières et des professions assujetties. Cette dynamique repose sur la complémentarité des principales institutions impliquées, notamment : la CENTIF ; la CRIET ; le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) ; les autorités de supervision ; les services d’enquête et l’ensemble des professions assujetties.

Les performances de la CENTIF du Bénin en 2025 traduisent un signal fort de la montée en puissance de la conformité. La publication du Rapport annuel d’activités 2025 de la CENTIF met en évidence une évolution particulièrement encourageante du dispositif béninois de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP). Ces résultats témoignent des efforts engagés par le Gouvernement du Bénin pour consolider son architecture nationale de lutte contre la criminalité financière. Cette dynamique repose sur la complémentarité des principales institutions impliquées, notamment la CENTIF ; la CRIET ; le Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) ; les autorités de supervision ; les services d’enquête et l’ensemble des professions assujetties.

Parmi les dossiers analysés, sept ont été transmis à la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) pour suite judiciaire. Ce chiffre rappelle que la mission d’une Cellule de Renseignement Financier ne consiste pas uniquement à recevoir des déclarations, mais à analyser les informations, à identifier les dossiers présentant un risque élevé et transmettre aux autorités judiciaires les affaires suffisamment étayées.

La cybercriminalité en tête

Les escroqueries et la cybercriminalité via les transferts instantanés représentent 35,2 % des signalements, devant la fraude fiscale (23,3 %). Les infractions liées aux jeux de hasard et aux mouvements d’espèces d’origine douteuse comptent pour 18,7 %, tandis que la corruption, la fraude et les abus de biens sociaux totalisent 14,4 %. La Centif observe également l’émergence de nouveaux schémas de blanchiment exploitant les terminaux de paiement électronique (Tpe) et d’autres instruments numériques. Cette évolution témoigne de l’adaptation constante des réseaux criminels aux innovations technologiques et à la digitalisation des services financiers.

 En 2025, la Cellule a produit 154 notes de renseignements financiers, en hausse de 27 % par rapport à l’année précédente. Ces analyses ont été transmises aux administrations compétentes selon la nature des infractions détectées. Le Centre national d’investigations numériques (Cnin) en a reçu 117, la Direction générale des impôts (Dgi) 18, tandis que 7 rapports d’enquête ont été transmis au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). L’institution a également exercé son droit d’opposition sur cinq opérations suspectes, permettant le blocage temporaire de 1,16 milliard F Cfa, afin d’empêcher la dissipation de fonds potentiellement liés à des activités illicites.

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