Sénégal, RDC, Côte d’Ivoire : Trois leçons africaines sur la dette publique
- juillet 31, 2026
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Trois leçons africaines sur la dette publique
Trois leçons africaines sur la dette publique
Dans une contribution à Financial Afrik, Christian Kazumba, expert en développement du secteur privé subsaharien, montre que les investisseurs évaluent désormais la transparence budgétaire, le coût du financement et la qualité de la gouvernance bien plus que le seul niveau de la dette.
La dette publique n’effraie pas les marchés par son seul volume. Ce qui influence désormais les décisions des investisseurs, c’est la crédibilité des États, la transparence des finances publiques et leur capacité à mobiliser des financements à des conditions soutenables. C’est la lecture que propose Christian Kazumba à travers les trajectoires contrastées du Sénégal, de la RDC et de la Côte d’Ivoire.
Selon lui, le Sénégal, dont la dette publique est estimée à 132 % du PIB, illustre les conséquences d’une gouvernance budgétaire fragilisée par des engagements insuffisamment déclarés, un facteur qui a pesé sur la confiance des bailleurs et des marchés.
À l’opposé, la RDC, avec une dette limitée à 19 % du PIB, reste confrontée à un accès tardif et coûteux aux marchés internationaux, comme l’a montré sa première émission d’eurobonds en 2026.
La Côte d’Ivoire, en revanche, apparaît comme un exemple de gestion anticipée. Le reprofilage de plus de 168 milliards de FCFA d’échéances lui a permis d’être reclassée par le FMI et la Banque mondiale parmi les pays à faible risque de surendettement. Pour l’expert en développement du secteur privé subsaharien, la véritable monnaie d’échange sur les marchés reste la confiance, bien davantage que le ratio d’endettement.
Par S.A.