Ebola : La CEMAC investit pour éviter le choc économique
- août 5, 2026
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La CEMAC investit pour éviter le choc économique face à Ebola
La CEMAC investit pour éviter le choc économique face à Ebola
Face à la résurgence du virus Ebola en RDC, la CEMAC prévoit un plan d’urgence de 6,09 milliards de FCFA pour renforcer la surveillance sanitaire, protéger les échanges régionaux et limiter les impacts économiques d’une éventuelle propagation.
La Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) veut éviter qu’une crise sanitaire ne se transforme en choc économique. Elle préconise la mise en œuvre d’un plan d’urgence régional évalué à 6,09 milliards de FCFA pour faire face aux risques liés à la résurgence du virus Ebola dans la sous-région. Les ressources seront destinées au renforcement des contrôles sanitaires aux frontières, à l’intensification de la surveillance dans les points d’entrée et à l’équipement des laboratoires sous-régionaux en tests adaptés à la souche Bundibugyo du virus.
Face à l’accélération de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), de nouvelles mesures sanitaires et économiques s’imposent aux pays d’Afrique centrale. Dans un rapport publié le 29 juillet 2026 avec l’appui du Programme de sécurité sanitaire en Afrique centrale (HeSP-CEMAC), financé par la Banque mondiale, la Commission de la CEMAC alerte sur les conséquences potentielles de la propagation du virus. Selon l’institution communautaire, l’enjeu n’est plus seulement sanitaire, mais également économique et budgétaire.
Préserver les flux commerciaux régionaux
Les autorités communautaires redoutent notamment les effets d’une importation du virus sur les activités commerciales, la mobilité des populations et les chaînes d’approvisionnement. Le risque d’importation est jugé « très élevé » pour la République centrafricaine et la République du Congo, et « élevé » pour le Cameroun, en raison de la porosité des frontières et de l’importance des déplacements transfrontaliers.
Cette alerte s’explique aussi par l’absence de vaccin ou de traitement spécifique immédiatement disponible contre cette souche du virus Ebola. Les pays de la sous-région sont ainsi encouragés à investir davantage dans la prévention afin d’éviter les coûts économiques d’une crise sanitaire majeure.
Pour les experts de la CEMAC, un contrôle sanitaire efficace constitue désormais un outil stratégique pour préserver les investissements, maintenir la fluidité des échanges commerciaux et garantir la stabilité économique de l’Afrique centrale. Selon les données disponibles, plus de 3 200 cas confirmés et 1 405 décès avaient été enregistrés en RDC au 28 juillet 2026. Par J.A.