Notation : Moody’s relève la note souveraine à « Ba3 » du Bénin
- août 8, 2026
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Notation : Moody’s relève la note souveraine à « Ba3 » du Bénin
Notation : Moody’s relève la note souveraine à « Ba3 » du Bénin
L’agence Moody’s améliore la note souveraine du Bénin de « B1 » à « Ba3 », avec une perspective stable, confortant la crédibilité financière du pays auprès des investisseurs internationaux.
L’agence internationale de notation financière Moody’s a relevé la note souveraine à long terme du Bénin de « B1 » à « Ba3 », avec une perspective stable. L’annonce a été faite ce 7 août 2026. Le pays poursuit ainsi sa stratégie de consolidation macroéconomique.
Cette décision de Moody’s constitue une nouvelle reconnaissance de la solidité des fondamentaux économiques du pays et de sa crédibilité financière sur les marchés internationaux. Le Bénin intègre désormais la catégorie « Ba/BB » des notations souveraines et rejoint le cercle restreint des quatre États d’Afrique subsaharienne bénéficiant de ce niveau de notation ou d’un niveau supérieur.
Une économie portée par une croissance solide
Pour Moody’s, cette amélioration reflète notamment la solidité des fondamentaux économiques du Bénin. L’économie nationale a enregistré une croissance de 8,1 % en 2025, son niveau le plus élevé depuis 1990.
L’agence anticipe par ailleurs une croissance comprise entre 6,5 % et 7 % par an jusqu’en 2030. Cette dynamique devrait être soutenue par la poursuite des investissements, l’industrialisation et la transformation locale des matières premières.
Des réformes économiques jugées crédibles
Moody’s met également en avant la continuité des politiques publiques et la solidité des institutions, considérées comme des facteurs favorables à la poursuite des réformes économiques. Selon l’agence, cette performance s’explique notamment par la bonne exécution des programmes conclus avec le Fonds monétaire international (FMI), les progrès réalisés en matière de gouvernance économique ainsi que la solidité des partenariats du Bénin avec les institutions financières internationales.
Sur le front des finances publiques, l’agence souligne les efforts engagés pour renforcer la mobilisation des recettes et maîtriser les dépenses courantes. Ces mesures ont permis au déficit budgétaire de revenir à 3 % du PIB en 2025, soit un niveau conforme à la norme communautaire de l’UEMOA.
Par J.A