Gestion des finances : Fitch Ratings juge crédible la discipline budgétaire du Bénin
- janvier 19, 2026
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Par Rayane Moussa
Par Rayane Moussa
L’agence Fitch Ratings a relevé vendredi 16 janvier 2026, la perspective associée à la note souveraine du Bénin de « stable » à « positive ».
Cette performance certifie la notation à long terme en devises étrangères à B+. L’agence de notation a salué les solides perspectives de croissance et une discipline budgétaire jugée crédible.
En analysant les indicateurs économiques, Fitch met en avant des perspectives de croissance nettement supérieures à celles des pays comparables.
Après une croissance qui serait de 7,5 % en 2025, le PIB réel devrait rester au-dessus de 6,5 % en 2026 et 2027, soit bien au-delà de la médiane des pays notés « B » selon les prévisions.
Ce progrès se focalise sur une croissance jugée « largement diversifiée », tirée par l’agriculture, l’industrie, les services, le tourisme, mais aussi par l’activité du port de Cotonou et les grands chantiers d’infrastructures. L’économie béninoise se consolide et est résiliente face à des chocs externes, dont la fermeture de la frontière avec le Niger et la suppression des subventions du carburant au Nigeria.
L’agence de notation a souligné également : la discipline budgétaire. Elle anticipe un déficit public de 3,1 % du PIB en 2025, conformément à la norme de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Le déficit devrait rester globalement stable jusqu’en 2027, les hausses de dépenses – notamment d’investissement devant être compensées par une meilleure mobilisation des recettes fiscales, attendues à 15,8 % du PIB à cet horizon.
Les prévisions permettent d’envisager un reflux de la dette estimée à 51,8 % du PIB en 2025 pour passer sous la barre de 50 % en 2027.
Rating Fitch met également en avant la structure jugée favorable de la dette publique, dont la maturité moyenne atteint 9,3 ans, composée à 99 % d’instruments à taux fixe et à 57 % de financements concessionnels, avec un taux d’intérêt moyen faible, de 3,4 % à fin 2025.
Pour l’essentiel (82%) l’encours est libellé en francs CFA ou en euros, ce qui limite ainsi les risques de refinancement et de change. Le contexte régional joue aussi en faveur de Cotonou.
L’Agence de notation Fitch Ratings relève que le redressement des réserves de change de l’UMOA, passées de 16 à 33 milliards de dollars en un an, réduit les risques de liquidité externe pour les Etats membres.
Selon les projections, à 1.600 dollars, le niveau de revenu par habitant reste bien en dessous de la médiane des pays notés «B» ainsi que le poids de l’économie informelle et les risques sécuritaires en Afrique de l’Ouest.