Le Togo évalue la mise en œuvre de la ZLECAf pour renforcer sa compétitivité, stimuler le commerce intra-africain et accroître la présence de ses entreprises sur le marché continental africain.
Face aux opportunités offertes par un marché africain de plus de 1,4 milliard de consommateurs, le Togo a organisé du 2 au 5 juin 2026 un atelier d’évaluation de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Initiée par le ministère délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité, la rencontre visait à dresser le bilan des avancées réalisées et à identifier les contraintes freinant l’intégration du pays au marché continental.
Les échanges ont porté sur la facilitation des échanges, l’accès aux marchés africains, le développement des chaînes de valeur régionales et les mécanismes d’accompagnement des opérateurs économiques. Une attention particulière a été accordée aux petites et moyennes entreprises (PME), considérées comme les principales bénéficiaires des opportunités offertes par le libre-échange africain.
Des recommandations pour accélérer le commerce intra-africain
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées afin d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf. Elles portent notamment sur le renforcement des capacités des entreprises exportatrices, l’amélioration du climat des affaires, la réduction des barrières commerciales et la promotion des investissements dans les secteurs à fort potentiel.
Cette évaluation intervient alors que le gouvernement multiplie les initiatives en faveur de l’intégration régionale, notamment à travers l’exemption de visa de 30 jours accordée à certains ressortissants africains détenteurs d’un passeport officiel. Cette mesure vise à faciliter la mobilité des investisseurs, des entrepreneurs et des opérateurs économiques afin de soutenir le commerce intra-africain et l’intégration économique du continent. Par J.A.