Les distributeurs sud-africains cherchent à accroître leurs revenus grâce aux paiements, aux transferts d’argent et aux services bancaires, sur un marché où les espèces restent très utilisées malgré la forte bancarisation.
La concurrence s’intensifie sur le marché des services financiers en Afrique du Sud. Shoprite serait en discussions avec Investec pour élargir son offre, selon Bloomberg, tandis que Pepkor prépare le lancement de sa propre banque, PlusB, au second semestre de son exercice 2027, sous réserve des autorisations réglementaires.
Le distributeur propose déjà des dépôts, des retraits, des transferts d’argent et des paiements via son compte Money Market. Selon son rapport intégré 2026, ce service a permis à plus de 4,3 millions de personnes auparavant non ou insuffisamment bancarisées d’accéder à des services bancaires de base. En août, Shoprite a acquis 51 % de R&A Cellular, dont les terminaux de paiement sont utilisés notamment par les petits commerces informels.
Le groupe a généré près de 18 millions d’euros de commissions sur les transferts d’argent durant l’exercice 2026, contre 15,55 millions un an plus tôt.
Pepkor compte sur PlusB
Propriétaire des enseignes PEP et Ackermans, Pepkor prévoit d’investir plus de 53 millions d’euros dans sa future banque. Le groupe travaille également au rapprochement de sa plateforme Flash avec Shop2Shop. L’ensemble pourrait traiter plus de 10,72 milliards d’euros de transactions par an.
Cette expansion répond à un marché encore largement attaché aux espèces. Selon FinMark Trust, environ 13 millions de Sud-Africains utilisent principalement leur compte bancaire pour recevoir de l’argent avant de le retirer. Pour les distributeurs, l’enjeu est de convertir ces usages en revenus financiers récurrents.
Par S.A.