La Cellule nationale de traitement des informations financières du Togo (CENTIF-Togo) examine les risques de blanchiment de capitaux associés aux activités maritimes, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD).
Ouvert le 22 octobre 2026, un atelier réunit des acteurs publics et privés autour de l’examen et de la validation d’une évaluation sectorielle des risques de blanchiment de capitaux liés à la criminalité maritime. Les travaux ont été conduits avec l’appui du Conseil national de lutte contre la corruption (CONAC) et du Programme d’appui à la gouvernance et au développement du secteur privé (PAGDSP).
Financés par la BAD, les travaux doivent aboutir à des recommandations pour hiérarchiser les risques, faciliter le partage d’informations et renforcer les enquêtes, les poursuites judiciaires ainsi que la confiscation des avoirs criminels.
Le port de Lomé au cœur des enjeux
Les trafics de stupéfiants, la contrebande et la pêche illicite figurent parmi les activités susceptibles de générer des revenus issus d’infractions et de favoriser le blanchiment de capitaux. L’évaluation doit permettre de mieux cerner ces risques dans le secteur maritime togolais.
En 2024, le port de Lomé a traité 30,6 millions de tonnes de marchandises, dont 20,2 millions de tonnes en transbordement. Le trafic conteneurisé a atteint près de 2 millions d’équivalents vingt pieds (EVP), en hausse de 5,2 % sur un an, selon les données présentées.
En 2022, le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a adopté le rapport d’évaluation mutuelle du Togo. Ce rapport porte sur le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Par J.A.